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20/08/2006

suite et fin


Dans tout le bassin l’action des mineurs est très actives, la grève se poursuit les temps sont de plus en plus dur.
La direction ne veut rien lâcher, et les mineurs non plus.
Les mines sont partagées en plusieurs concessions, et les accords individuels sont plus faciles à obtenir, les actions des dirigeants des concessions permettent des accords qui vont permettre de briser la grève.
Du coté de Marle les Mines, les mineurs apprennent qu’ils ont obtenu 7,24 francs, et que le travail reprend.
Le 2 mai, la reprise est générale, et dans certain siège les revendications n’ont pas aboutit
Il y a eu 60 jours de grève.
Que sont devenus les rescapés, on les a invités un peu partout, a Paris, a Biarritz, dans les bureaux des journaux pour raconter leur péripétie.
Certain ne descendrons plus a la mine.
Que deviendrons les veuves, les orphelins ?
La mine a laissé des traces, des blessures, la sécurité a été renforcée.
Par la suite, il y a eu encore bien des coups de grisou, bien moins meurtrier, mais qui ont fait bien des victimes. et beaucoup trop de victime.
Si j’ai raconté cette histoire en ce jour des 100 ans de mémoire, c’est que cette histoire me touche beaucoup, mes parents l’ont vécu, bien que nous somme une famille de mineurs, personne n’a été touché par cette catastrophe, mais mes parents me l’ont raconté souvent, et avec bien d’autres détails.
Nous avons sans doute eu dans notre entourage des parentés, qui ont été touchés par cette tragédie.
Cela n'a pas empêché, a notre famille de continuer à descendre au fond, mon père et mes frères, étaient mineurs, et moi-même dernier d’une famille de 7 garçons.
Je suis descendu, en 1951 a l’age de 15 ans a la fosse 13 de Sallaumines, pas loin des fosses ou a eu cette terrible tragédie.
Mais c’est en voyant mon père, mourir dans d’atroce souffrance de la silicose, de voir la santé de mes frères en constante dégradation, que j’ai jugé bon après y avoir passé 9 ans et avec l’accord de mon épouse, de quitter la mine en 1960.

13:35 Publié dans la mine | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

Très émouvant ton récit Marcel....il faut leur tirer le chapeau à ces mineurs qui ont toujours été travailler au péril de leur vie et pour nous fournir une matière première indispensable!
Tu as eu raison de t' en écarter car ils ne faisaient pas de vieux os avec la silicose!
Mais les souvenirs restent les souvenirs et ceux-ci tu les auras toujours, et merci de nous les faire partager.
Bon dimanche
Jean-Claude

Écrit par : Jean-Claude | 20/08/2006

En1966, j'ai fait un stage d'elève-ingénieur au Bennes Marrel, à St Etienne.
Il y avait un departement "Hydro", spécialisé dans les vérins hydrauliques, notamment des vérins utilisés dans les "trains marchants", pour le soutènement des galeries.
Les mines des Houillères de la Loire étaient encore en activité.
Je suis descendu, pour une visite, une seule fois dans un puits.
La descente, la visite et la remontée ont duré un peu plus d'une heure.
Ce fut l'heure la plus longue de ma vie.
Quel courage il leur a fallu pour passer des années de travail là-dedans !
Chapeau...!

Écrit par : Crabillou | 20/08/2006

Les commentaires sont fermés.

 
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