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22/03/2007

Les puits de mines.

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Il fallait, résoudre le problème du passage de la nappe phréatique, en effet traverser cet endroit, posait de grave problème.
Les nappes, véritable lac souterrain, il fallait trouver la solution pour que l’eau ne vienne envahir les puits, et a cet endroit fallait colmater, au début on y mettait des pièces de bois en chênes, ça faisait effet de tonneau comme si on se trouvait à l’intérieur du tonneau l’eau faisait gonfler le bois et cela faisaient étanchéité, par la suite d’autre procédé a été utilisé comme la fonte, et le béton.
Au lendemain de la libération, quand l’Allemand est repartit, ils ont saboté la plupart des puits de mines en faisant sauter cette protection et les puits de mines furent inonder.
Il y avait toujours deux puits de mines, bien souvent il y en avait un de couvert et l’autre restait à nu.
C’était pour d’une part l’aération des galeries, il y avait un puits d’entrée d’air et un autre de sortie, la sortie était le puits non couvert, et sur ce puits il y avait un énorme aspirateur, qui aspirait l’air en forçant cet air à entrer par le puits couvert, les galeries étaient fermées par des portes a certains endroits, pour que l’air aille circuler dans toutes les galeries.
Le puits couvert était, le puits d’extraction, il était plus large, les cages étaient plus grandes, on y descendait le personnel et ensuite on y remontait le charbon.
L’autre puits moins large, était destiné à y descendre le personnel, mais surtout le matériel, les cages étaient plus petites.
Les puits étaient contrôler toutes les nuits par des hommes que l’on appelait « hommes d’abouts »
Le puits ainsi creusé, allait traverser les couches de charbons, s’arrêter à un étage, ensuite ont allait poursuivre le creusement pour descendre encore plus profond a la recherche des couches de charbons.
Pour les puits de la mine ou j’ai travaillé, la fosse 13 de Sallaumines, le premier étage était à 280 mètres, et le deuxième étages a 480 mètres de profondeur.
Il y avait deux distances celle du sol et celle du niveau de la mer, par exemple celui de 480 mètres du niveau de la mer c’était 349 mètres
Les veines de charbons, plus on descendait plus elles étaient étroites.
On laissait un périmètre autour du puits d’un diamètre de 50 mètres, on n'enlevait pas le charbon, pour que le puits ne soit pas endommager, c’était une sécurité.
A la fin et avant la fermeture des puits de mines, on a exploité cette partie, car les couches de charbon était importante, elles dépassaient les deux mètres, et plus on descendait plus elle devenait petite voir 50 cm. et encore exploitable.
Il y a encore a l’heure actuelle des couches de charbon, importante que l’on à arrêter d’exploiter, car trop chère à extraire, il y à eu des essais de l’exploiter différemment.
Brûler le charbon en sous-sol, et y capter le gaz.
Ont y reviendra certainement par la suite, quand on aura exploité les ressources de la terre plus facile à exploiter comme le pétrole ou le gaz.
Au-dessus de ses trous, il y avait les chevalets, armature métallique, qui supportait les molettes, grande roue sur la quelle passait un câble qui soutenait les cages, il y avait deux cages une qui montait une qui descendait.
Le câble, allait de la cage a la machine d’extraction, en passant par cette molette, très grosses machine, qui enroulait le câble, l’ouvrier a ce poste n’était jamais seul il avait une très grosses responsabilités, il était surveiller médicalement.
Il ne voyait pas les cages mais avait des repères sur le câble pour savoir ou les cages étaient, il obéissait à des signaux, des sons, un coup =arrêt, deux coups=hue, 3 coups = c’était pas bien au bon endroit il fallait remonter un peu ou descendre =un pas plus haut, et 5 coups c’était =dans les cages il y a du personnel, et il fallait avoir plus d’attention et la vitesse devaient être moins grande que pour remonter du charbon.

Les cages qui descendaient le personnel, avait une capacité de 50 hommes a deux étages, sur le plus petit puits, les cages étaient plus petites et il fallais se mettre accroupis, et mettre entre les jambes, les jambes de celui qui était en face.
Quand les cages descendaient, on avait l’impression, que son cœur allait partir, tellement ça descendait vite.je crois me souvenir que pour le charbon c’était 18 mètres secondes, et pour le personnel 13 mètres secondes.
En arrivant au fond, les galeries sont éclairées, c’était grand, les murs étaient blancs de chaux, il y avait l’écurie pour les chevaux, et toutes les berlines pleines de charbons qui attendaient d’être remonter, et les vides, qui elles attendaient de repartir vers les endroits de remplissages.
C’était cela l’accrochage…………. !

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Commentaires

Bonjour,

Le creusement des puits de mine, c'est tout un art. J'ai passé une grande partie de mon activité professionnelle à faitre des trous, de toutes tailles, de toutes formes. Mais la grande période des nouvelles mines étaient terminée en 1960 quand j'ai débuté dans le métier.
Je crois que la descenderie de Gardanne, à 45 °, faisait remonter les bennes à près de 60 km/h.
Le plus profond où je suis descendu, c'est - 800, aux potasses d'Alsace. Faisait une chaleur à cuire un oeuf !!
Le plus impressionnant,pour la descente, au Maroc, dans une mine de plomb-zinc, avec du vieux matériel qui tenait avec du fil de fer. Pour le travail, le plus dur, c'est dans les remontants de houille de 50 cm d'épaisseur.

Merci pour ton reportage !!

Écrit par : christian | 22/03/2007

Ta description est passionnante.

dominique

Écrit par : dmerlen | 24/03/2007

Les commentaires sont fermés.

 
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