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25/03/2007

le cheval

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Le cheval

Peut être la partit la plus délicate que j’aurais a raconter,
Quand je suis descendu en 1950 , il n’y avais plus qu’un cheval la ou je suis descendu, ils ont été remplacés pas des locos diesel , et c’était un bien car leur vie au fond bien que c’était un animal n’avait rien d’humain.

On le remontait jamais , si il remontait c’est qu’il avais fini la carrière et c’était pour le conduire a l’abattoir.
Celui que j’ai connu , avait ses habitudes, connaissait ses hommes ,
On en racontait beaucoup sur les chevaux , mais ils étaient très intelligents .
Les mineurs le connaissait très bien et chacun avait a cœur de lui apporter des petites friandises .
Quand on arrivait et qu’il était en plein milieu de la galerie , nous avons de la lumière et lui pas, ses yeux étaient habitués a la pénombre,il se faisait reconnaître parce qu’il secouait tout son corps en disant attention je suis la , par contre si vous aviez l’habitude de lui donner une friandise ,carotte, tartine,il ne vous laissez pas passer ,il bloquais le passage avec son derrière ,en se faisant comprendre , quand tu m’aura donner ce que tu me donne d’habitude je te laisserais passer.
Ont dit aussi qu’il savait compter , on lui mettait des berlines a tirer , il entendais le cliquetis quand les berlines se tendais , et si on en avait mis trop il s’arrêtait, on était obliger d’en décrocher .
Quand je passait avec le géomètre , le géomètre lui parlait comme a un homme , et je me souvient qu’il lui disait ,…..
On va te remonter , tu va aller dans une grande prairie ,avec de l’herbe bien verte,ou il y aura une jument et tu va gambader avec elle etc.
Et le cheval comme s’il comprenait secouait tout son corps, d’un air de dire merci.
Le maréchal Ferrand , le connaissait et le soignais de toutes les éraflures qu’il avait sur son corps, car les galeries a certains endroits n’était pas large.
Quand il était l’heure , le meneurs de chevaux ‘’meneux d’bidets’’ le détachait et lui disait aller va et il partait a l’écurie a toute vitesse ,on avait pas intérêt a se trouver sur son passage , on l’entendait venir de loin , il allais a l’écurie , manger son avoine bien mérité.
L’écurie était a coter de l’accrochage la ou tout le monde passait pour soit ,remonter ou ,aller au chantier , et on ne pouvait que passer à proximité.
Je ne m’étendrais pas trop sur ce chapitre , mais ça méritais d’être dit et raconté , tellement ses bêtes étais attachantes , et ses avec beaucoup de respect pour leur condition de vie ,que l’on a préférer les remplacer pas du matériel plus moderne.

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Commentaires

une visite rapide pour te dire que je découvre et que celà m' intéresse...pauvres chevaux quand même, on a bien fait de les remplacer
cordialement

Écrit par : henri | 25/03/2007

Tes explications sont vraiment complètes et touchanchantes. J'aime les chevaux, j'en ai juste pour faire des balades et je comprends qu'ils aient eu leurs exigeances en friandises. Amitiés.

Écrit par : Biche | 25/03/2007

C'est vraiment émouvant ce que tu racontes sur les chevaux ,au fond de la mine.qui à dit que les chevaux n'étaient pas intelligents......! Ils souffraient autant que les hommes.j'avais vu une photo d'un cheval qui descendait dans la mine mais je n'avais pas imaginé tout le travail qu'ils fournissaient.merci,Marcel pour tous ces récits que j'aime beaucoup.bonne nuit.@+

Écrit par : mireille | 25/03/2007

Bonjour,

Suis du matin et pas du soir! L'habitude des chantiers, sans doute. Non, pas de chevaux non plus en 1956. Des loco tracteurs diésel, qui sentaient pas bien bons !!

Merci pour tes récits. Tu sais, les métiers "d'avant" ça passionne les jeunes et tous ceux qui ne les ont pas connus.

Dans le coin, on a fait faire cet été une meule de charbon de bois à un vieux charbonnier. Il y avait une foule pas possible. Le vieux en était tout retourné !! Il disait, avant, c'était le dernier métier du monde ! On puait l'odeur du charbon, le mouillé, on dormaiut dans la forêt, les mères avaient peur pour leurs filles. Les hommes pour leurs caves !! Des bannis, qu'y disait !! Maintenant, on vient de partout !! Ca alors !!

Bonne journée et à bientôt

Écrit par : christian | 26/03/2007

votre récit nous fait souvenir de la dure condition du fond des Mines dure pour les chevaux mais aussi pour les hommes -j' ai vécu à St Etienne et j'ai connu autour de moi des Mineurs ils aimaient tous leur vie malgre les difficultés je pense que c'est pareil pour le nord ? amitiés d' Astrée

Écrit par : ngeorges2 | 26/03/2007

Hasard des clics.
Je veux en savoir plus sur le cheval, j'en ai tellement entendu parler par mon mari (80 ans). Il a travaillé à Gayant à l'époque où les mines ont commencé à être modernisées.

C'est la même histoire même si les chevaux sont différents. Il raconte que "de son temps", on ne remontait jamais les chevaux. Ils passaient leur vie au fond et ils y mouraient.

Il parle aussi de rats très familiers, assis en rond autour des mineurs, pendant le casse-croûte et qui attendaient eux aussi leurs friandises.

Beau travail de mémoire Monsieur Marcel ... Tes récits sont si vivants.

Pour le cheval :

Il est mort sans voir le beau temps
Qu'il avait donc du courage
Il est mort sans voir le printemps
Ni derrière ni devant

Pour toi : continue...

Brenda

Écrit par : Madame Brenda | 05/09/2007

Les commentaires sont fermés.

 
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