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26/03/2007

les coulonneux

medium_coulonneux.JPG

Les coulonneux .

Il y avait une activité très intense dans les corons, surtout au moment des concours.
Je parle bien sur des pigeons, que nous appelions des coulons, terme bien de chez nous.
Il y avait le pigeonnier, construction ,soit au bout du jardin ou alors dans le grenier, avec ouverture sur le toit, la trappe avec des barres qui empêchaient le pigeon de sortir mais pas d’entrer, surtout en période de concours, le pigeonnier devait rester ouvert, mais surtout pas laisser les autres de sortir.
La fierté c’était la propreté, et chaque pigeon avait sa femelle qu’il allait garder jusqu’a sa mort, des petits casiers avec une assiette pour faire le nid ,qui allait recevoir les œufs.
Fallait être déclarer à la mairie, car les pigeons pouvaient être mobiliser, (pour ce qui savent le héros d’un pigeon de la guerre 14 –18.)
Ils avaient également leur nom, le maco, le bizet, tête blanche et bien d’autre nom.
Le pigeon avec son radar, il savait retrouver son pigeonnier même a de très grandes distances.
Le jour de la mise en loge, veille du concours, il y avait la sélection de celui que l’on allait mettre et qui auraient des chances d’être le premier à renter.
Il y avait plusieurs méthode pour mettre les pigeons en loges, c’est comme cela que l’on appelait la mise des pigeons au concours.
Au moment de la reproduction, on surveillait le pigeon qui roucoulait autour de sa femelle, et au moment ou il la montait, on l’enlevait et il allait au panier, en espérant qu’il allait rentrer de suite pour finir l’accouplement, c’était assez barbare ? .Il y avait bien sur d’autre méthode, la femelle qui couvait les œufs par exemple il y avait toujours un tour de rôle pour couver les œufs, soit que c’étais le male ou la femelle.
Les coulonneux avais des œufs factices, percer d’un minuscule trou, on y introduisait une mouche, on rebouchait le coté et on le plaçait parmi les autres œufs, la femelle entendais du bruit et se disais mes œufs vont bientôt éclore, va falloir que je rentre vite ? Etc.
Les méthodes sont multiples, et bien sur secrète. Je vous en site quelques-uns une, je savais que mon père le faisait.
Il y avait le constateur, instrument de précision, avec une horloge, une imprimante, et des petites cases pour recevoir la bague.
Ce constateur était plomber après la mise a l’heure, c’étais très sérieux, on allait mettre une bague en caoutchouc avec un numéro aux pigeons.
Et les pigeons partaient à des distances différentes, environ 100 km, et pour certains concours beaucoup plus loin.
Il était rare que le pigeon se perde.
Souvent le lâcher de pigeon était le dimanche, mon père écoutait à la radio les heures de lâcher et il savait qu’a telle heure les pigeons allaient se présenter.
Nous étions consigner dans la maison interdiction de jouer dehors, la ménagère était consignée aussi, et interdiction de pendre du linge dehors ou, toute autre chose qui aurait pu déranger le pigeon.
Dans le coron c’était d’un calme.
Jusqu’au moment ou les volatiles se montraient, alors la c’était l’animation du quartier, comme il y avait beaucoup de pigeonnier dans les corons, ont entendais les boites à grain que les coulonneux secouais, croyant que c’était le sien qui arrivait.
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Les pigeons arrivaient presque en même temps, mais c’était le plus rapide à rentrer, on lui enlevait la bague en caoutchouc, et on la plaçait dans un petit casier que l’on introduisait dans le constateur, ensuite on tournait la manivelle pour enregistrer cette bague.
Il y avait le dépouillement pour connaître le vainqueur et le classement, il y avait des mises qui rapportaient de l’argent, et aussi de beaux prix, c’est comme cela que mon père avait gagné un jour un carillon, je pense aussi qu’il a du gagner un cochon mais la je ne peux l’affirmer.
Il y avait de véritable champion, et les jeunes de champion devenaient aussi des champions, a aucun moment le coulonneux aurais échangé ses jeunes ou ses œufs.
Des fois il y avait du mauvais temps et le lâcher de pigeons étaient reporter au lundi, ça m’est arriver de faire la constatation quand mes frères étaient au travail.
A la mort de mon père mes frères ont continué à avoir le pigeonnier, mais pas très longtemps car le jeune avais aussi d’autres occupations.
Je ne vais pas tout dévoiler les combines qu’avaient les coulonneux, mais par exemple quand il s’échangeait des œufs, pour renouveler la race de pigeon,dans leur pigeonnier, il était rare que les œufs écloses, souvent ils avaient subit un petit traitement qui allait empêcher que la race aille chez un autre conquérant.
Par contre, par le mauvais résultat d’un pigeon, il finissait à la poêle.
Ont arrivait facilement à dresser un pigeon, il se posait sur notre épaule et venait manger le grain de maïs qu'ont tenait dans la bouche.
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mise de la bague avant le départ au concours

21:18 Publié dans la mine | Lien permanent | Commentaires (13)

Commentaires

J'ignorais tout de ces coulonneux et des concours de pigeons, mais apparemment tu en as de très vivants souvenirs.
Merci de ces souvenirs d'un temps lointain.
Amitiés
Jean-Louis

Écrit par : Jean-Louis | 26/03/2007

Je vais surement me ridiculiser mais comment les pigeons savaient où ils devaient aller ? c'est un monde complètement inconnu pour moi. bises

Écrit par : Biche | 26/03/2007

Des chevaux de mine, qu'on descendait les pattes pendues dans le vide, pour ne jamais les remonter,aux pigeons de liberté, le Nord est plein de contrastes,
toujours stupéfiant cet instinct animal qui ramène au lieu de vie, saumon, anguille,etc.. Combien nous avons encore à apprendre d'eux!

Écrit par : framboisine | 27/03/2007

tu réveilles pas mal de souvenirs en moi , sachant que j'ai vécu auprès d' un couloneux pendant 40 ans..

Écrit par : maria | 27/03/2007

Bonjour,

Magnifique tranche de vie auprès des pigeonniers. J'en ai connu en Belgique, où la passion des concours est aussi forte que ce que tu décris là. N'as tu pas en souvenir un film en noir et blanc où un "coulonneux" attend dans le grenier le pigeon, qui reste un moment sur le rebord du toit avant de rentrer, tandis que son maitre l'appelle doucement ?? C'est bien vieux et je ne me rapelle plus le titre.
Merci pour cette belle note , si vivante.

Le grillon

Écrit par : christian | 27/03/2007

il existe toujours de lachers de pigeons voyageurs et des concours il y a eu i l y a quelque temps un très beau reportage sur toute la vie des associations des pigeons voyageurs c'est passionnant et merci pour nous expliquer et nous faire partager ce que vous connaissez en " vrai" amitiés astrée

Écrit par : ngeorges2 | 27/03/2007

allez faire un tour sur ce site
WWW.CONSTATEUR.COM

Bonne lecture....

Écrit par : PHILIPPE | 10/04/2007

Les coulonneux, ça me connaît par chez moi! et chez moi c'est la creuse alors voyez! un bien bel élevage que j'ai élevé! ma femme et moi qu'on a fait un blog sur la toile! bien le merci pour cette petite lecture de derrière les fagots! et bien le bonjour, et comme on dit chez nous, tant que t'as pas vu le cul du pigeon, garde la tête au balcon!

Écrit par : maurice | 04/03/2008

bonjour a tous ! je suis nicolas et j'ai 24 ans et je suis du pas de calais , voila déja 24 ans que je suis dans le monde de la colombophilie grace a mon pére et surtout a mon grand pére qui lui a été des années champions dans plusieurs catégories vitesses , au dessus de paris plus grand nombre de prix ... plus le temps passe et je remarque avec regret que la colombophilie n'est plus celle qu'elle était auparavant surtout depuis la crise de la grippe aviaire qui a déboussolé plus d'un ! Mais aussi malheureusement le simple fait de jouer au concours et pour la passion des bétes qui a été remplacé de plus en plus par jouer au concours et se faire du profis au maximum c'est bien dommage ! vive la colombophilie et vive les colonneux !!! la reléve et là et la troisiéme génération arrive (rire) bonne saison a tous

Écrit par : nicolas | 04/04/2008

bonjour du sud mon grand pere etait coulonneu bravo pour votre travail

Écrit par : scarline | 06/04/2008

pour nicolas si tu reviens
http://www.aupaysdeschtis.com/articles.php?pg=857&lng=fr
lorsque j'habitais chez mes parents à Liévin, j'admirais le pigeonnier de mon voisin. Il était passionné et ses pigeons étaient plus important que sa famille, que les vacances...
bises

Écrit par : Charline | 05/05/2008

Bonjour, Je vous remercie de vos souvenirs! Il est très intéressant de les lire!

Écrit par : dell laptop ac adapters | 27/11/2008

Votre blog est vraiment remarquable et il est bien organisé.

Écrit par : viagra generico italia | 22/02/2011

Les commentaires sont fermés.

 
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