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08/04/2007

ma deuxiéme peur

medium_bois.JPG


Le porteur de bois, était un travail assez fatigant, il fallait pousser bien souvent les trucs a la force de nos bras et jambes, suivre les chemins de roulements bien souvent dégrader par les mouvements de terrain, les rails étaient en mauvaise état, il n’était pas rare de voir son truc dérailler, et pour le remettre sur les rails fallait employer toutes les astuces.
En plus, il ne fallait pas traîner, les ouvriers attendaient le matériel, pour pouvoir boiser et continuer leur travail, l’ouvrier mineur était payer à l’avancement, c’est à dire qu’il était payer pour ce qu’il faisait.
Quand ont mettait les bois sur le tapis roulant, ont criait, ‘BOIS’ et le cri faisait écho dans la taille, tous les mineurs se passait le message, et chacun prenait ce dont il avait besoin, bien souvent dans ses tailles, et dans notre secteur, la hauteur dépassait rarement un mètre.
Il y a avait trois travées de deux mètres de largeur, mais avec un mètre de passage, une pour le passage, une pour le tapis roulant et une autre celle dont le mineur y était en train d’abattre le charbon.
Les tailles en boisage bois allait disparaître, pour laisser la place a, celle en métallique, tous les appareils de soutènement allaient être en fer, et récupérable.
Les bois allait être des « étançons », et les billettes (de toit ) des « plumes » toutes ses parties métalliques étaient numérotées, et contrôler, leur inventaire chaque nuit, par des contrôleurs donnaient parfois a des recherches, il ne fallait pas en perdre.
Et la peur de ma vie.
J’étais en train de poser les bois que me passait mon copain sur le tapis et j’étais dans la partit plus petite, avec un grand fracas tout s’écroula autour de moi, j’allais être recouvert.
Le soutènement avait cédé, et tout s’écroulait, je me suis soudain sentit prisonnier de tout cet amas de cailloux et autres, dans un effort dont je ne puis m’expliquer, je me suis tirer de tout cet amas, je me suis retrouver dans la partit haute, sans pantalon sans lampes sans chaussures.
J’avais tiré de toutes mes forces sur ce qui me retenaient, abandonnant lampe, pantalon, chaussures et autre.
L’alerte avait été donnée et déjà d’autres mineurs avaient accouru, pour aider celui qui aurait été prisonnier, je m’en étais sortis seul par miracle, mais très traumatiser, je ne pouvais placer un mot, et je pleurais, j’avais un gros hématome a la hanche et quelques déchirure un peu partout, on a récupéré mes affaires, j’ai remis mon pantalon déchirer à plusieurs endroit, ma lampe, mes chaussures, et je continuais à pleurer.
Le porion m’a fait aller mes membres, je n’avais rien de casser, mais je ne pouvais prononcer un mot, je continuais à pleurer.
Le porion voyait que je n’allais pas me remettre, a fait un billet et j’allais remonter, je ne pouvais continuer le poste.
Pas un mot d’encouragement, petit a petit et seul je pouvais mettre un pied devant l’autre, et je suis repartit, doucement je ne pouvais me calmer, j’avais eu très peur.
Je suis remonter, ont ma demander en cours de route ce que j’avais, je ne pouvais sortir aucun mot.
Je me suis laver, et rentrer chez moi, ont savait que, quand quelqu’un remontait avant l’heure c’était qu’il était arriver quelque chose.
Ma mère me voyant arriver, et toujours en pleurs, mais rassurer de me voir sur mes jambes me dit, assied toi.
Ma mère était une petite femme, et pour faciliter son travail on lui avait fabriqué une chaise dont on avait coupé les pieds, pour qu’elle puisse avoir les pieds par terre quand elle était assise.
Est cette chaise était derrière moi, je me suis assis dessus et croyant qu’il n’y avait rien je suis parti à la renverse, ça n’allait pas arranger mes douleurs, mais les éclats de rire malgré mon malheur, a d’un seul coup détendu l’atmosphère.
Je n’avais pas besoin de ça, mais j’ai pu parler et raconter mon histoire, et montrer ma hanche, et toutes mes égratignures tout au long de mon corps, ça me brûlait de partout.
Ma mère a pu arranger tout ça par-ci par la, j’aurais du passer à l’infirmerie mais trop presser de rentrer chez moi.
Le lendemain je suis retourner au travail, comme si de rien n’était, on ma regarder comme une bette curieuse, je me demandais pourquoi ?
Le bruit avait couru que j’avais été recouvert, et que l’on m’avait conduit à l’hôpital sur une civière ?
J’ai compris pourquoi on me regardait avec étonnement.
Je suis rester à ce poste de porteur de bois, longtemps, je n’avais gardé aucune peur, c’est comme cela au fond de la mine, il faut reprendre assez vite pour surmonter sa peur.
Un événement allait changer mon séjour au fond.

A suivre : la chance


medium_étançon.JPG

On peut voir sur cette photo les partits métalliques ,qui ont remplacé le souténnement en bois

10:51 Publié dans la mine | Lien permanent | Commentaires (5)

Commentaires

Quel courage....! tu dois avoir, en plus ,une énergie incroyable pour surmonter tout ça.
je suis trés admirative de tout ce que tu as fait,surtout que tu étais encore trés jeune pour connaître tous les aléas de ce métier difficile.je te dis bravo et te souhaite un bon dimanche ainsi qu'à ta famille.bises de Mireille.

Écrit par : mireille | 08/04/2007

vraiment Marcel je t'admire car tu as eu une drôle de pétoche et tu es redescendu, je sais que tu n'avais pas le choix, mais moi il aurait fallu me jeter dans la cage de l'ascenceur par la peau des fesses pour que je redescende!
Quelle vie, mais quelle vie ! il faut que tu en fasses un livre .
amitiés

Écrit par : josette | 08/04/2007

Le reflexe de survie est sacrément fort! Tu t'es tiré d'affaire tout seul, chapeau! Il ne devait plus y avoir du tout de lumière dans le haut de la taille où tu t'étais réfugié. Sacré nom d'une pipe ! Je comprends que tu ais eu la peur de ta vie !
Aujourd'hui, le même jeune aurait une émission télé, un soutien psychologique, 250 coups de fil chez sa mère et l'interdiction de redescendre .
Je crois que tu n'avais guère le choix, et qu'il te fallait reprendre le boulot sans se plaindre. Mais un petit mot d'encouragement n'aurait pas fait de mal !!

Amitiés du grillon

Écrit par : christian | 09/04/2007

Tu as vécu des choses à peine imaginables, tu racontes avec simplicité le frôlement avec la mort, tu pleures, tout simplement, comme un enfant, car tu n'es qu'un enfant, subissant des expériences qu'un adulte endurci n'aurait peut-être pas supportées,
j'aime la façon dont tu effleures tes rapports affectueux avec ta mère, la petite dame qu'on imagine attentive et muette devant ses grands gars,et leur travail dont elle partage, les horaires et les difficultés, dont elle reçoit de plein fouet les angoisses.
Je t'embrasse Marcel, Framboisine

Écrit par : La Poule au Pau | 09/04/2007

Merci pour ce récit extraordinaire de ta 2ème peur. On te lit avec intérêt et passion.
Amitiés
Jean-Louis

Écrit par : Jean-Louis | 10/04/2007

Les commentaires sont fermés.

 
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