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11/04/2007

ma chance

J’allais avoir 17 ans, en arrivant comme tous les jours au porion, pour le pointage et avoir les directives, il me dit, toi aujourd’hui tu ne va pas venir dans mon service, tu va attendre-la ?
J’ai attendu, et le chef porion vint me voir pour me dire, tu va aller avec le géomètre.
Galibot de géomètre, j’en rêvais ! Quand je les voyais passer, toujours presser et toujours un mot gentil envers ceux qu’il rencontrait.
Le géomètre était un homme très respecté, il était toujours accompagné de deux galibots, il y avait du matériel à transporter, appareil de mesure, théodolite avec trépied, boussole, etc.
Je suis partit à son bureau et j’ai attendu 8 h00, le géomètre avait un très grand bureau, c’est la qu’était entreposer tous les plans de la mine.
Son bureau était juste a coté de celui du directeur de siège, et bien souvent le directeur avait besoin de consulter les plans, et il y avait de grandes tables ou on étalait les plans.
Des réunions sur l’évolution et l’avancement des tailles et autres galeries avaient lieu régulièrement.
C’est la que l’on décidait comment allait être exploiter les veines (1) de charbon.
Et pendant tout ce temps de discussion, ont attendait, a coté dans un petit bureau annexe, il y avait l’entretient du matériel qu’il fallait avoir grand soin, il coûtait très cher.
Quand c’était l’heure de la descente, le géomètre venait nous voir dans la pièce a coté, nous racontait quelque blague.
Quel changement avec le porion !
Le porion était mis sous pression par l’ingénieur, a la fin de chaque poste il devait faire son rapport, et si ça n’avait pas bien avancer il y avait des éclats de voix qui s’entendait très loin.
Bien sur la répercutions se faisait sentir, et bien souvent l’humeur du porion retombait sur nous et les ouvriers.
La c’était le calme, le géomètre savait nous intéresser à son travail et nous faisait participer, par les explications qu’il nous donnait.
Tantôt il nous demandait d'aller dans son bureau et nous expliquait comment ont allait l’aider à remplir les énormes plans qu’il étalait sur la table.
Quand une veine de charbon avait été exploitée, fallait la mettre en couleur, et c’est avec un pinceau et de la peinture a l’eau, et avec grand soin que l’on mettait de la couleur.
Il arrivait parfois, que l’on partait avec lui aux grands bureaux de Billy-Montigny, pour reporter sur les plans généraux de tout le secteur, l’avancement de la fosse.
J’étais le plus heureux des galibots, quel changement avec tout ce que j’avais connu jusque maintenant, mais il fallais y passer, il y avait-la de l’apprentissage a tous les niveaux.
Ont descendait, et il allait visiter tous les chantiers de la fosse, soit pour relever les cotes de l’avancement, soit pour donner les directions des galeries.
Il y avait un aide géomètre, lui était plutôt l’homme du bureau est restait bien souvent au jour à reporter toutes les mesures que le géomètre faisait.
Par moment il descendait et prenait un de nous deux pour l’accompagner, son rôle était plutôt des prélèvements, et c’est ainsi qu'ont descendait avec une sorte de bouteille en cuivre( tout était en cuivre)(2) avec a l’intérieur de l’eau est c’est en vidant l’eau des bouteilles que l’ont pouvait prélever de l’air au fond est l’envoyer à analyser.
Avec un anémomètre, on mesurait le débit d’air que passait dans certaine galerie, prélever des échantillons de poussière, ce prélèvement était minutieux, il fallait prélever un peu partout dans la galerie, la poussière accumulée sur les parois qui était mélanger à la chaux, on avait un bac dans lequel avec tous les prélèvements que l’on faisait à un endroit, ont mélangeaient-le tout pour en retirer qu’une toute petite partie, et ont la récupérait pour l’analyse.
Ce prélèvement, permettait de savoir si la poussière accumulée à cet endroit était neutralisée par la chaux, et ne présentait aucun danger en cas de coup de grisou.
J’étais passionné par le sérieux de ses hommes, ils n’avaient pas le droit a l’erreur.
Il y avait des endroits ou on ne pouvait faire les relever de certaine taille que chantier arrêter et ont descendait la nuit quand tout était calme.
Pour relever les cotes, le géomètre installait son théodolite sur le trépied, bien de niveau, et nous demandait d’avancer assez loin, jusque quand il ne nous voyait plus, la, il nous demandait par des signaux de lampes de rester la, ont accrochait une ficelle, et ont éclairait avec notre lampe cette ficelle, lui dans son visé relever les cotes, puis il avançait jusqu'à notre rencontre et ont refaisait la même opération plus loin.
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A suivre. ma troisième peur
Veine : la couche de charbon, que l’on retrouvait bien souvent sur une très grande étendu, elles avaient des noms de saint, comme : Léonard, isabelle, Eugénie, dans notre secteur, les couches de charbon dépassait rarement le mètre de hauteur, et plus ont descendait en profondeur, plus les veines étaient petites.
Tout en cuivre : la lampe à flamme, très convoitées, étaient en cuivre, il fallais que le géomètre dans son entourage, n’ai rien de compromettant à la boussole, rien qui ne soit métal et puisse contrarier les mesures de son appareil. Tout le matériel était en cuivre.
Voir sur mon blog, l’explication sur le récit « l’air »

08:03 Publié dans la mine | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

ce travail de gèométre devait être intéressant et dangereux..descendre la nuit quand tout etait calme devait être particulier dans ce détal de galerie

Écrit par : jack | 11/04/2007

Sympa de travailler pour quelqu'un qui n'est pas au rendement ! Ce devait être le seul de la mine ! Ces grands plans sur papier calque, rangés à plat dans de grands tiroirs, se devait être un énorme changement pour toi !

Descendre de nuit quand tout est calme! Je croyais qu'on faisait les 3 x 8 ! Il ne devait y avoir, si c'est comme sur les chantiers de travaux publics, que deux postes calmes, le dimanche 14 h et la nuit du dimanche 22 h au lundi 6 h.

Dis moi, d'accord pour le cuivre, mais alors, il fallait faire les relevés loin des rails qui desservaient les tailles . Eux n'étaient pas en cuivre , ils n'auraient pas tenus . Je me suis souvent posé la question !


Merci pour ton récit que je suis avec beaucoup de plaisir.

Bises du grillon

Écrit par : christian | 11/04/2007

Les commentaires sont fermés.

 
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