logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

16/04/2007

le rabot

Il y avait un procédé a la mine, pour nous reconnaître, on avait un numéro, le mien était 257, quand toute la mine a eu ses lampes a barrette.
Qu’elle modernisation pour le mineur, on y voyait mieux. (seulement mieux )
Le numéro était inscrit à l’intérieur du réflecteur, comme cela l’ingénieur en passant savait à quelle catégorie on était, et les numéros inférieurs à 300 étaient des improductifs.
J’allais changer de numéro et avoir, celui qui allait me rester jusqu'à mon départ, un numéro productif. N°649.
Le nouveau jeune ingénieur du siège n’allait pas me laisser avec le géomètre et il me la fait savoir, de plus il avait des vues sur moi, pour faire de moi un futur porion, il me la dit et ma proposer de suivre les cours du soir.
Je n’ai pas répondu de suite, je venais d’avoir 18 ans.
Et il arriva ce qui devait arriver, on ma mis a la production, abandonner avec regret tout ce que je faisais avec le géomètre.
A la mine il y avait des tailles modernes, très mécanisées et très rentable, on avait besoin d’homme de confiance, celle dont j’allais être.
J’allais être conducteur de rabot.
Le rabot était un bloc de fer sur lequel il y avait des couteaux, ce bloc de fer était entraîné par de grosse chaîne, genre chaîne d’ancre de bateau.
Et tout le long du convoyeur, le rabot circulait et attaquais la base du charbon, pour faire une saignée, ensuite le charbon tombait dans ce convoyeur.
Je faisais monter et descendre le rabot tout le long de la taille
Le très gros moteur électrique entraînait tout cela a ma demande.
Il y avait des poussoirs qui collait l’ensemble convoyeur et bloc contre la veine de charbon.
Les ouvriers suivaient l’avancement et boisaient derrière.
J’obéissais à des signaux, j’avais un téléphone, pas le portable non, mais un gros appareil comme on en voit à l’armée.
Par moment je devais insister à des endroits plus délicats, a la demande des signaux que je recevais, je ne voyais pas ce que le rabot faisait.
Je faisais partit de l’équipe, mon salaire allait évoluer, de temps en temps on me demandait d’arrêter le rabot et je montais dans la taille rejoindre les ouvriers pour les aider.
Le porion était plus sociable, et il me parlait bien, souvent je faisais la route du retour avec car il me demandait de rester pour compléter son rapport et lui indiquait combien on avait avancé.
J’étais en confiance, je n’avais pas droit a l’erreur, des hommes étaient sur le passage du rabot, je ne devais pas faire de fausse manœuvre.
A suivre ma première blessure.

20:16 Publié dans la mine | Lien permanent | Commentaires (7)

Commentaires

je n'ai pas toujours le temps de te mettre un commentaire mais je lis avec beaucoup d'intéret tous les récits de ta vie de mineur, j'apprends un tas de vocabulaire et ...je me régale!
amicalement

Écrit par : josette | 16/04/2007

Je viens tard, mais avec toujours autant d'intérêt pour le récit de ton expérience,
le terme de RABOT m'était totalement étranger, maintenant, je me familiarise avec ton univers, Continue, Marcel, framboisine

Écrit par : La Poule au Pau | 17/04/2007

Bonjour Marcel,

Je te suis dans ton parcours. Ce ne devait pas être facile de suivre des cours après le travail! Et je vois que tu as eu de grandes responsabilités bien jeune. 18 ans pour manoeuvrer un rabot, fichtre, faut pas s'endormir avec un outil pareil !
Ta taille était en pente ? Je croyais que le rabot marchait à plat ! Et la veine était de charbon sur quelle hauteur ? Vous aviez un boisage bois et non métallique.


A demain pour la suite et merci pour tes notes toujours lues avec beaucoup d'intérêt.

Amitiés du grillon .

Écrit par : christian | 17/04/2007

je découvre bien sûr un univers totalement inconnu pour ce qui me concerne
tes notes, pas trop longues, sont ainsi plus faciles à lire
merci et ...amitiés

Écrit par : henri | 17/04/2007

Bonjour,

Jettes un oeil à une de mes notes sur les députés. Il faut parfois ne pas juger sans vérifier, et on a vite fait de s'emballer.

Bonne journée

Écrit par : christian | 17/04/2007

J'ignorais totalement ce ter me RABOT dans la mine. Je croyais bêtement ce terme réservé aux ouvriers du bois. Merci pour ces récits passionnants de ton métier.
Amitiés
Jean-Louis

Écrit par : Jean-Louis | 17/04/2007

Bravo pour cette tranche de vie...J'attends la suite avec impatience.
Bonne journée

Écrit par : Allier-née | 18/04/2007

Les commentaires sont fermés.

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique