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18/04/2007

ma blessure

J’étais maintenant un habitué, je savais ce que je devais faire, entretenir l’espace autour du formidable moteur électrique, par moment il grognait quand ça devenais dur à tirer, je ne devais pas forcer.
Je surveillais les allées retour du rabot, ainsi que les signaux que l’on me transmettait, je le dirigeais à l’aide d’une manette.
Je devais, quand ça devenait trop dur, et à l’oreille, quand le moteur grognait d’arrêter et de faire des petites passes pour alléger le tirage.
Pour entraîner ses grosses chaînes du rabot il y avait deux roues, genre d’embrayage, et a cet endroit deux gros rivets de la grosseur d’une canette de bière, qui maintenaient l’ensemble pour entraîner la chaîne et le rabot.
Pour ménager le moteur, les rivets faisaient effet de sécurité, pour éviter que le moteur ne grille, les rivets se cisaillaient. le rabot n’étais plus entraîné, je devais remplacer ses rivets par deux autres,
Une des deux roues tournait et l’autre non, je plaçais dans les trous les nouveaux, et je cherchais à l’aide de la main l’autre trou tout en tournant avec la roue, quand celui ci arrivais en face il s’arrêtait et je l’enfonçais avec une masse, c’était une manœuvre que l’on fait normalement, et de toute façon il n’y avait pas d’autre méthode.
Quand les deux rivets étaient en place je pouvais continuer à faire aller le rabot ?
Les rivets avaient la partie bombé de la grosseur de la paume de ma main.
Les deux rivets venaient de céder avec leur bruit habituel, le rabot venait de rencontrer une partie plus dure.
Je devais faire l’opération de changement.
J’enfonce le rivet dans le trou et je tourne avec la main et la roue, a la recherche de l’autre trou.
Arrivé en face de l’autre trou, il y a eu une secousse, ma main fut prise entre ce rivet et le bois de soutènement.
J’ai eu de la chance car, ma main n’est pas restée coincé, mais au contraire et c’est un bien, elle a suivi la roue qui continuait à tourner, j’aurais pu avoir ma main arracher.
Je regarde ma main, mes doigts étaient à l’équerre, je n’avais pas de sang, mais visiblement elle ne ressemblait plus du tout a une main.
Je n’avais pas trop mal, en regardant la paume de ma main l’empreinte du rivet était dans ma paume, et ça commençait à gonfler.
Plus je regardais plus ça gonflait, je sentais le sang a l’intérieur de ma main qui battait au rythme de mon cœur.
De la grosseur d’un œuf de poule, la couleur bleu, puis noir, je me demandais quand ça allait arrêter de gonfler.
Le téléphone sonna, le porion s’inquiétait de ne pas voir le rabot bouger, je lui annonce ce que je viens d’avoir, il me dit attend moi, j’arrive, on repart ensemble.
C'était à la fin du poste, j’ai attendu, je lui montre ma main, il n'a aucune parole, visiblement ne comprend pas ce que j’ai, me dit juste, on remonte, tu passeras à mon bureau que je te fasse une déclaration d’accident.
Dans ce genre de situation, les porions bien souvent ne veulent pas dramatiser, et préfère ne rien dire, j’avais eu déjà l’expérience.
A suivre, l’hôpital

17:18 Publié dans la mine | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

Marcel

Avec des doigts cassés , tu t’en tires bien ! J’espère qu’aujourd’hui, les jours de changement de temps, tu n’as pas de rhumatismes ou de douleurs dans ta main. ! Bien souvent ; les fractures te laissent ce genre de cadeau quand tes cheveux deviennent blancs

Amitiés du grillon

Écrit par : christian | 22/04/2007

Inquiétant, tu cranes un maximum devant la blessure,
cela fait froid dans le dos

Écrit par : la poule au Pau | 23/04/2007

Les commentaires sont fermés.

 
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