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23/03/2007

le triage

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Le Triage

Souvent le premier travail d’un jeune embaucher à la mine, c'était de passer par le triage.
Alors le triage qu’est ce que c’est

Les berlines (petit wagonnet )qui remontent du fond, pleine de charbon mélangé a des cailloux, fallaient les trier, séparer le charbon des cailloux.

A un étage supérieur, les berlines étaient guidées vers des culbuteurs, elles tournaient sur elle-même, et le contenue se vidait, dans une grande trémie, on appelait cela une ‘’tabascousse.’’
Il y avait des grilles et le charbon passait à travers ses grilles de différente dimension, le contenue de la berline était triée, une première fois, les plus gros morceaux restaient sur les grilles et ils étaient diriger sur un tapis métallique,
Le tapis roulant était séparer en deux, pour d’un coté mettre le charbon et de l’autre les cailloux.
Sur les gros morceaux (la gaillette )il fallait les pousser, sur le plus petit, la commençait le triage a la main, il fallait savoir reconnaître le charbon des cailloux, et retirer les morceaux de charbon pour les diriger sur un autre tapis roulant, et ensuite le plus fin allait directement dans les wagons pour aller au lavoir.
Oui on lavait le charbon, par un procédé ingénieux, le charbon plus léger que les cailloux était trié.
C’était le triage.
Tout au long du tapis roulant, les jeunes ouvriers (galibots ) étaient alignés pour faire l’opération de triage, les premiers avait plus de travail que le dernier, c’est pour cela que le surveillant faisait un tour, le premier devenait le dernier etc. , on se relayait.
Des fois arrivait sur le tapis des « excréments » de mineur, oui…. Au fond il n'y avait pas de W.C., le W.C. c’était la berline, et bien sur, des fois on mettait la main dedans ?
Les gants pour cela n’existaient pas.
Si on le voyait, on le laissait pour le suivant …et ainsi de suite, il y en avait toujours un qui ne le voyait pas, et mettait sa main dedans, c’était la rigolade..
Le surveillant avait fait une montre avec deux morceaux de fer plat, et tous les quarts d’heure avançaient les semblant d’aiguilles, c’était le signal pour changer de place.
Les cailloux étaient diriger directement sur le terril par des petits wagonnets.
Le charbon lui était déversé dans des wagons.
A ce poste ont était, du matin, ou de l’après midi, jamais de nuit.
Le travail était très bruyant car tout était en fer, les tapis roulant, le sol, et surtout très poussiéreux.
Le poste était couper d’un repos casse croûte, que l’on appelait briquet, qui durait ¼ d’heure.
A la fin du poste, on avait droit a une douche, dans le lavabo commun, la, pas de honte, tout le monde était nu, vieux comme jeunes.

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17:47 Publié dans la mine | Lien permanent | Commentaires (5)

22/03/2007

Les puits de mines.

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Il fallait, résoudre le problème du passage de la nappe phréatique, en effet traverser cet endroit, posait de grave problème.
Les nappes, véritable lac souterrain, il fallait trouver la solution pour que l’eau ne vienne envahir les puits, et a cet endroit fallait colmater, au début on y mettait des pièces de bois en chênes, ça faisait effet de tonneau comme si on se trouvait à l’intérieur du tonneau l’eau faisait gonfler le bois et cela faisaient étanchéité, par la suite d’autre procédé a été utilisé comme la fonte, et le béton.
Au lendemain de la libération, quand l’Allemand est repartit, ils ont saboté la plupart des puits de mines en faisant sauter cette protection et les puits de mines furent inonder.
Il y avait toujours deux puits de mines, bien souvent il y en avait un de couvert et l’autre restait à nu.
C’était pour d’une part l’aération des galeries, il y avait un puits d’entrée d’air et un autre de sortie, la sortie était le puits non couvert, et sur ce puits il y avait un énorme aspirateur, qui aspirait l’air en forçant cet air à entrer par le puits couvert, les galeries étaient fermées par des portes a certains endroits, pour que l’air aille circuler dans toutes les galeries.
Le puits couvert était, le puits d’extraction, il était plus large, les cages étaient plus grandes, on y descendait le personnel et ensuite on y remontait le charbon.
L’autre puits moins large, était destiné à y descendre le personnel, mais surtout le matériel, les cages étaient plus petites.
Les puits étaient contrôler toutes les nuits par des hommes que l’on appelait « hommes d’abouts »
Le puits ainsi creusé, allait traverser les couches de charbons, s’arrêter à un étage, ensuite ont allait poursuivre le creusement pour descendre encore plus profond a la recherche des couches de charbons.
Pour les puits de la mine ou j’ai travaillé, la fosse 13 de Sallaumines, le premier étage était à 280 mètres, et le deuxième étages a 480 mètres de profondeur.
Il y avait deux distances celle du sol et celle du niveau de la mer, par exemple celui de 480 mètres du niveau de la mer c’était 349 mètres
Les veines de charbons, plus on descendait plus elles étaient étroites.
On laissait un périmètre autour du puits d’un diamètre de 50 mètres, on n'enlevait pas le charbon, pour que le puits ne soit pas endommager, c’était une sécurité.
A la fin et avant la fermeture des puits de mines, on a exploité cette partie, car les couches de charbon était importante, elles dépassaient les deux mètres, et plus on descendait plus elle devenait petite voir 50 cm. et encore exploitable.
Il y a encore a l’heure actuelle des couches de charbon, importante que l’on à arrêter d’exploiter, car trop chère à extraire, il y à eu des essais de l’exploiter différemment.
Brûler le charbon en sous-sol, et y capter le gaz.
Ont y reviendra certainement par la suite, quand on aura exploité les ressources de la terre plus facile à exploiter comme le pétrole ou le gaz.
Au-dessus de ses trous, il y avait les chevalets, armature métallique, qui supportait les molettes, grande roue sur la quelle passait un câble qui soutenait les cages, il y avait deux cages une qui montait une qui descendait.
Le câble, allait de la cage a la machine d’extraction, en passant par cette molette, très grosses machine, qui enroulait le câble, l’ouvrier a ce poste n’était jamais seul il avait une très grosses responsabilités, il était surveiller médicalement.
Il ne voyait pas les cages mais avait des repères sur le câble pour savoir ou les cages étaient, il obéissait à des signaux, des sons, un coup =arrêt, deux coups=hue, 3 coups = c’était pas bien au bon endroit il fallait remonter un peu ou descendre =un pas plus haut, et 5 coups c’était =dans les cages il y a du personnel, et il fallait avoir plus d’attention et la vitesse devaient être moins grande que pour remonter du charbon.

Les cages qui descendaient le personnel, avait une capacité de 50 hommes a deux étages, sur le plus petit puits, les cages étaient plus petites et il fallais se mettre accroupis, et mettre entre les jambes, les jambes de celui qui était en face.
Quand les cages descendaient, on avait l’impression, que son cœur allait partir, tellement ça descendait vite.je crois me souvenir que pour le charbon c’était 18 mètres secondes, et pour le personnel 13 mètres secondes.
En arrivant au fond, les galeries sont éclairées, c’était grand, les murs étaient blancs de chaux, il y avait l’écurie pour les chevaux, et toutes les berlines pleines de charbons qui attendaient d’être remonter, et les vides, qui elles attendaient de repartir vers les endroits de remplissages.
C’était cela l’accrochage…………. !

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16/03/2007

a méditer

CORONS.pps

21:16 Publié dans la mine | Lien permanent | Commentaires (2)

13/03/2007

les terrils

le terril du 11/19medium_cdt52.jpg

14:45 Publié dans la mine | Lien permanent | Commentaires (1)

les terrils (suite )

Suite

Quel terrain de jeux que les terrils.
Imaginé ce que pouvait être une mini montagne, pour nous gamins , bien sur c’était interdit, mais quand c’est interdit c’est qu’il faut y aller.
En haut du terril il y avait des petites crevasses et a l’intérieur le terril brûlait, c’était chaud, la première chose à faire était de mettre des pommes de terre à cuire, ensuite ont redescendait, il y avait une marre on se baignait, les filles n’étaient pas loin, et pas question de se déshabiller devant elle, et de nager, ont avait pas de slip de bain, alors une seule solution nager avec notre culotte, ensuite ont remontais la haut, ont faisait sécher notre culotte et ont mangeais les pommes de terre qu’elle avait eu le temps de cuire, quel régal.
Un autre jeu, c’était de se laisser glisser, assis sur un couvercle dont on avait enlevé le manche, j’ai encore des marques de blessures et égratignures de cette époque.
Certains terrils sont protéger, des visites sont organisées, sur le terril du 11/19 de Loos en Gohelle, le plus haut d’Europe, l’association « la chaîne des terrils » organise des visites, pour découvrir la faune et la flore qui s’est installé, des espèces rares de fleurs et d’insectes se sont développés, des nichées d’oiseaux sont observés.
En bas du terril, un verger a poussé, des pommiers issus des pommes qu’emportais les mineurs dans leur casse-croûtes, et des figuiers issus aussi des casses croûtes mais la c’était plutôt les Marocains qui emportaient avec leurs tartines, des figues.
Les graines ont poussé et ont donné naissances aux arbres.
Le climat chaud du sol facilite la germination des graines qui sont transporter par le vent et les oiseaux, il y a une véritable faune rare qui si développe.
Le terril petit a petit, malgré le sol très caillouteux, devient vert, la nature montre ce qui s’est passé à la naissance de la terre.
Certains terrils ont été aménagés en piste de skis ,comme celle de Loisinord a Noeux les mines, une piste de skis longue de 320 mètres en synthétique, et large de 35 mètres, avec deux tires fesses, unique en France.
Les terrils font partit du paysage de tout ce secteur minier, qui rappelle l’activité d’un siècle d’extraction.
Apres la libération de la France en 1945, c’est aux mineurs et à la région que l’on a demandé,de participer à relever la France qui était à plat de suite de la guerre, la sidérurgie,la reconstruction de la France passait par la production du charbon.
Aujourd’hui cette région a du mal a se relevé, les puits de mines ont fermé, laissant la région une des plus marquer par le chômage.

14:41 Publié dans la mine | Lien permanent | Commentaires (2)

12/03/2007

les terrils

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Le terril

Si vous venez par chez nous, dans le plat pays comme le chante Jacques Brel, vous serez étonné de voir ses cônes, par-ci par la.
En fait ses quoi ses monticules, on a bien épilogué la dessus, comme étant de monts de charbons ? Ou encore des crassiers, des scories, que sais-je encore.
En fait ce n’est que des cailloux provenant de l’extraction, pour arriver aux couches de charbons qui se situe, ça dépend des régions à partir de 200 mètres, plus on descend plus les couches, que l’on appelle aussi veine de charbon vont être de plus en plus minces, j’ai connu à 280 mètres des couches de charbons de plus de deux mètres de hauteur, mais j’en ai connu aussi a 480 mètres des couches de 1,20 mètres, a 0,50 mètres et même plus petite ou l’exploitation devenait problématique.
Quand je dis couche ou veine, sachez que le bassin houiller fait environ 100 km de long, et la couche de charbon fait, elle aussi cette longueur, plus ou moins grande, car par endroit il y a des rétrécissements.
Pour arriver à ses couches de charbons il faut creuser des galeries hautes, des puits pour pouvoir véhiculer et remonter le charbon, amener le matériel, ventiler, découper les panneaux de charbons pour en favoriser l’exploitation.
C’est tout cela, des gravats en quelques sortent.
On les stokes sur ses fameux terrils.
Pour faire un terril, faut savoir que des tonnes de gravats vont être entreposées la, il va y avoir une étude de terrain, si le terrain est trop meuble alors on va faire un terril en long, le terril va s’enfoncer de plusieurs mètres et risque de glisser en s’enfonçant dans la terre.
En remontant ses cailloux on va également remonter des pierres mélangées a du charbon, et des gaz, qui vont faire à ce que le terril va brûler, va se consumer.
Et ses cailloux vont devenir rouges, et prendrons le nom de « terre rouge », elles serviront aux remblais ou aux bétons pour les constructions,
Ce sera également une exploitation pour des entreprises que d’exploiter les terrils.
Il y a une association qui s’appelle la chaîne des terrils qui se bat pour que ses terrils soit sauvegarder, ils veulent garder ce patrimoine, la mémoire, et empêcher que les terrils soit piller, elle se bat également pour que le bassin minier soit inscrit à l’Unesco.
Beaucoup de terrils ont disparu maintenant.
Si ça semble beaucoup ce stockage, sachez que c’est une infime partit de ce que l’on a pu extraire des entrailles de la terre, le charbon lui est partit en fumée
A suivre.

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07:39 Publié dans la mine | Lien permanent | Commentaires (1)

08/03/2007

le lavabo

quand le mineur rentrait chez lui pour se laver,sa femme lui lavait le dosmedium_le_dos.JPG
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bien sur le spectacle était bon a regarder,aura t il besoin de moi ?

18:52 Publié dans la mine | Lien permanent | Commentaires (3)

le lavabo

mineurs avant de se laver
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La salle des pendus

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18:32 Publié dans la mine | Lien permanent | Commentaires (13)

blog

Merci Framboisine et a Anne-Marie de leurs conseils à écrire mes mémoires, je le fais figurez-vous, mes notes sont consignées, je les classe les mets dans un classeur, que je les sortirais pour montrer à mes petits enfants …… ; si ça les intéresse, car j’ai déjà fait une approche en faisant lire un petit formulaire, ça n’avait pas l’air de les intéresser.
Du moins pour l’instant, par la suite on le fera peut être pour connaître ma vie a un moment donner.
IL est bien évident que dans blog 50, on ne peut pas mettre grand chose.
Mais j’y mets le principal.
Je continuerais à distiller comme cela des passages de ma vie de mineur, si c’est passionnant pour vous.

08:04 Publié dans mémoire | Lien permanent | Commentaires (1)

07/03/2007

le lavage des caniveaux

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Voila l'opération de nettoyage des caniveaux sous l'oeuil du garde des mines , voir l'explication sur un autre note

16:50 Publié dans la mine | Lien permanent | Commentaires (1)

 
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