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12/04/2007

ma troisième grande peur

Ont était partit de nuit dans une taille très petite, il n’y avait personne.et le géomètre me dit d’y aller, lui étant rester dans la partie haute de la galerie, son théodolite(1) installé, j’avançais difficilement dans cette veine en me retournant pour voir le géomètre, et lui, a chaque fois me faisait signe avec sa lampe de continuer, j’avançais avec peine, la veine était très petite, entre 50 a 80 cm, il n’y avait pas de bois rien que des soutènements en fer, on ne pouvait entendre le bois craquer, mais les étançons coulissaient et faisait un énorme bruit de ferraille.
Le foudroyage a cet endroit n’était pas venu.
C’était impressionnant, j’avançais avec difficulté, m’accrochant partout, et ce bruit qui n’arrêtait pas.
Le foudroyage (qui ressemble à la foudre ) au fur et a mesure que l’on enlevait le charbon, il fallait soutenir le toit pour éviter qu’il s’écroule et protéger les ouvriers en train d’extraire le charbon, puis de faciliter l’évacuation du charbon par des convoyeurs, mais une fois le charbon enlevé, on avançait de deux mètres, c’était, par travée de deux mètres qu’était enlever le charbon.
Il y avait la travée en train d’extraire, la travée pour le convoyeur, et la travée de passage ensuite c’était le foudroyage.
Quand on avançait de deux mètres dans le charbon, ça laissait libre, les deux mètres derrières.
Il fallait pour que ça puisse s’écrouler que l’on enlève le soutènement, c’était le foudroyage.
Il fallait que ce fameux foudroyage vienne, si non, la taille devenait dangereuse.
Et régulièrement des ouvriers de métier enlevaient le soutènement, et tout s’écroulait.
Dans cette taille, on avait enlevé le soutènement et rien ne s’étaient écrouler sur une dizaine de mètre, c’était la limite, il y avait une pression énorme.
Il arrivait parfois que l’on arrête la taille, si le foudroyage, n’était pas venu, et l’on perçait des trous de mines, pour le faire écrouler.
J’avançais très péniblement a plat ventre, me retournant de temps en temps, le géomètre me fit signe d’accrocher ma ficelle au toit et de l’éclairer, j’avais parcouru une centaine de mètres il allait regarder dans sa lunette et relever les données.
C’est à ce moment que tout devient bruyant, les étançons autour de moi glissaient un a un, clig, clig, clig, clig, et ont entendait des coups de tonnerre comme pris dans un formidable orage, je me sentais soulever, la poussière envahissait tout l’entourage.
C’était impressionnant, je me suis souvenu d’un seul coup a ce qui mettait arriver quand j’étais porteur de bois, mais la, en dix fois plus grand.
Le bruit était infernal, mais il prévenait qu’il ne fallait pas rester-la.
Abandonnant le secteur, je me suis mis à ramper à toute vitesse, si j’avais mis une demi-heure à atteindre cet endroit, j’ai mis 5 minutes pour atteindre la partie haute de la taille.
Je n’en pouvais plus, je ne savais pas comment j’avais fait pour aller si vite et surtout de ne pas rester accrocher, de toute façon a la moindre résistance j’aurais tout arraché.
Le géomètre avait entendu le bruit, il était bien content de me voir, il me dit, le foudroyage est entrain de venir, nous allons remettre à un autre jour cette opération, on va laisser la taille se mettre en place, et on reviendra.
C’était la bonne parole, j’en avais encore les jambes qui tremblaient.
A suivre mes 18 ans.
(1) Le théodolite était un instrument de mesure qui remplaçait la boussole.
(2) Petite précision, au sujet des instruments en cuivre qui entouraient le géomètre, si au début il était obligé de faire attention au a tout ce qui l’entourait, car il travaillait à la boussole, par la suite avec le théodolite en plus moderne, cette précaution, n’était plus utile, mais il gardait sont attachement a ce qui le différenciait, avec cette fameuse lampe tout en cuivre, dont il gardait jalousement ce privilège.

21:27 Publié dans la mine | Lien permanent | Commentaires (4)

11/04/2007

ma chance

J’allais avoir 17 ans, en arrivant comme tous les jours au porion, pour le pointage et avoir les directives, il me dit, toi aujourd’hui tu ne va pas venir dans mon service, tu va attendre-la ?
J’ai attendu, et le chef porion vint me voir pour me dire, tu va aller avec le géomètre.
Galibot de géomètre, j’en rêvais ! Quand je les voyais passer, toujours presser et toujours un mot gentil envers ceux qu’il rencontrait.
Le géomètre était un homme très respecté, il était toujours accompagné de deux galibots, il y avait du matériel à transporter, appareil de mesure, théodolite avec trépied, boussole, etc.
Je suis partit à son bureau et j’ai attendu 8 h00, le géomètre avait un très grand bureau, c’est la qu’était entreposer tous les plans de la mine.
Son bureau était juste a coté de celui du directeur de siège, et bien souvent le directeur avait besoin de consulter les plans, et il y avait de grandes tables ou on étalait les plans.
Des réunions sur l’évolution et l’avancement des tailles et autres galeries avaient lieu régulièrement.
C’est la que l’on décidait comment allait être exploiter les veines (1) de charbon.
Et pendant tout ce temps de discussion, ont attendait, a coté dans un petit bureau annexe, il y avait l’entretient du matériel qu’il fallait avoir grand soin, il coûtait très cher.
Quand c’était l’heure de la descente, le géomètre venait nous voir dans la pièce a coté, nous racontait quelque blague.
Quel changement avec le porion !
Le porion était mis sous pression par l’ingénieur, a la fin de chaque poste il devait faire son rapport, et si ça n’avait pas bien avancer il y avait des éclats de voix qui s’entendait très loin.
Bien sur la répercutions se faisait sentir, et bien souvent l’humeur du porion retombait sur nous et les ouvriers.
La c’était le calme, le géomètre savait nous intéresser à son travail et nous faisait participer, par les explications qu’il nous donnait.
Tantôt il nous demandait d'aller dans son bureau et nous expliquait comment ont allait l’aider à remplir les énormes plans qu’il étalait sur la table.
Quand une veine de charbon avait été exploitée, fallait la mettre en couleur, et c’est avec un pinceau et de la peinture a l’eau, et avec grand soin que l’on mettait de la couleur.
Il arrivait parfois, que l’on partait avec lui aux grands bureaux de Billy-Montigny, pour reporter sur les plans généraux de tout le secteur, l’avancement de la fosse.
J’étais le plus heureux des galibots, quel changement avec tout ce que j’avais connu jusque maintenant, mais il fallais y passer, il y avait-la de l’apprentissage a tous les niveaux.
Ont descendait, et il allait visiter tous les chantiers de la fosse, soit pour relever les cotes de l’avancement, soit pour donner les directions des galeries.
Il y avait un aide géomètre, lui était plutôt l’homme du bureau est restait bien souvent au jour à reporter toutes les mesures que le géomètre faisait.
Par moment il descendait et prenait un de nous deux pour l’accompagner, son rôle était plutôt des prélèvements, et c’est ainsi qu'ont descendait avec une sorte de bouteille en cuivre( tout était en cuivre)(2) avec a l’intérieur de l’eau est c’est en vidant l’eau des bouteilles que l’ont pouvait prélever de l’air au fond est l’envoyer à analyser.
Avec un anémomètre, on mesurait le débit d’air que passait dans certaine galerie, prélever des échantillons de poussière, ce prélèvement était minutieux, il fallait prélever un peu partout dans la galerie, la poussière accumulée sur les parois qui était mélanger à la chaux, on avait un bac dans lequel avec tous les prélèvements que l’on faisait à un endroit, ont mélangeaient-le tout pour en retirer qu’une toute petite partie, et ont la récupérait pour l’analyse.
Ce prélèvement, permettait de savoir si la poussière accumulée à cet endroit était neutralisée par la chaux, et ne présentait aucun danger en cas de coup de grisou.
J’étais passionné par le sérieux de ses hommes, ils n’avaient pas le droit a l’erreur.
Il y avait des endroits ou on ne pouvait faire les relever de certaine taille que chantier arrêter et ont descendait la nuit quand tout était calme.
Pour relever les cotes, le géomètre installait son théodolite sur le trépied, bien de niveau, et nous demandait d’avancer assez loin, jusque quand il ne nous voyait plus, la, il nous demandait par des signaux de lampes de rester la, ont accrochait une ficelle, et ont éclairait avec notre lampe cette ficelle, lui dans son visé relever les cotes, puis il avançait jusqu'à notre rencontre et ont refaisait la même opération plus loin.
.
A suivre. ma troisième peur
Veine : la couche de charbon, que l’on retrouvait bien souvent sur une très grande étendu, elles avaient des noms de saint, comme : Léonard, isabelle, Eugénie, dans notre secteur, les couches de charbon dépassait rarement le mètre de hauteur, et plus ont descendait en profondeur, plus les veines étaient petites.
Tout en cuivre : la lampe à flamme, très convoitées, étaient en cuivre, il fallais que le géomètre dans son entourage, n’ai rien de compromettant à la boussole, rien qui ne soit métal et puisse contrarier les mesures de son appareil. Tout le matériel était en cuivre.
Voir sur mon blog, l’explication sur le récit « l’air »

08:03 Publié dans la mine | Lien permanent | Commentaires (2)

09/04/2007

Vimy

il y a quelques temps je mettais ceci sur mon blog ,le 28 septembre 2006
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Entre Arras et Lens si vous passer par la , visiter ce site
Ce monument représente l'hommage le plus impressionnant que le Canada a rendu à ceux de ses citoyens qui ont combattu et donné leur vie au cours de la Première Guerre mondiale,
Points culminants stratégiques, offrant des vues imprenables sur le bassin minier, les collines de l’Artois qui furent à plusieurs reprises le cadre de violents et sanglants combats. Le Mémorial canadien de Vimy est le plus prestigieux des monuments canadiens d’Europe, devenu terre canadienne « un don de la nation française au peuple canadien » et symbole de l'histoire internationale, sur lequel sont gravés les noms des victimes des combats. Il a été élevé à la mémoire des 66000 jeunes canadiens ayant laissé leur vie ici et en France et commémore la bataille du 9 avril 1917.
Le Monument fait plus qu'indiquer l'emplacement des combats dont les Canadiens tirent plus de fierté que de toute autre opération de la Première Guerre mondiale. II représente un hommage à tous ceux qui ont combattu pour leur pays durant ces quatre années de guerre et, en particulier, à ceux qui ont donné leur vie. Sur le socle du Monument, sont gravés dans la pierre, en français et en anglais, les mots suivants :

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aujourd'hui on parle beaucoup de cette endroit

20:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

08/04/2007

ma deuxiéme peur

medium_bois.JPG


Le porteur de bois, était un travail assez fatigant, il fallait pousser bien souvent les trucs a la force de nos bras et jambes, suivre les chemins de roulements bien souvent dégrader par les mouvements de terrain, les rails étaient en mauvaise état, il n’était pas rare de voir son truc dérailler, et pour le remettre sur les rails fallait employer toutes les astuces.
En plus, il ne fallait pas traîner, les ouvriers attendaient le matériel, pour pouvoir boiser et continuer leur travail, l’ouvrier mineur était payer à l’avancement, c’est à dire qu’il était payer pour ce qu’il faisait.
Quand ont mettait les bois sur le tapis roulant, ont criait, ‘BOIS’ et le cri faisait écho dans la taille, tous les mineurs se passait le message, et chacun prenait ce dont il avait besoin, bien souvent dans ses tailles, et dans notre secteur, la hauteur dépassait rarement un mètre.
Il y a avait trois travées de deux mètres de largeur, mais avec un mètre de passage, une pour le passage, une pour le tapis roulant et une autre celle dont le mineur y était en train d’abattre le charbon.
Les tailles en boisage bois allait disparaître, pour laisser la place a, celle en métallique, tous les appareils de soutènement allaient être en fer, et récupérable.
Les bois allait être des « étançons », et les billettes (de toit ) des « plumes » toutes ses parties métalliques étaient numérotées, et contrôler, leur inventaire chaque nuit, par des contrôleurs donnaient parfois a des recherches, il ne fallait pas en perdre.
Et la peur de ma vie.
J’étais en train de poser les bois que me passait mon copain sur le tapis et j’étais dans la partit plus petite, avec un grand fracas tout s’écroula autour de moi, j’allais être recouvert.
Le soutènement avait cédé, et tout s’écroulait, je me suis soudain sentit prisonnier de tout cet amas de cailloux et autres, dans un effort dont je ne puis m’expliquer, je me suis tirer de tout cet amas, je me suis retrouver dans la partit haute, sans pantalon sans lampes sans chaussures.
J’avais tiré de toutes mes forces sur ce qui me retenaient, abandonnant lampe, pantalon, chaussures et autre.
L’alerte avait été donnée et déjà d’autres mineurs avaient accouru, pour aider celui qui aurait été prisonnier, je m’en étais sortis seul par miracle, mais très traumatiser, je ne pouvais placer un mot, et je pleurais, j’avais un gros hématome a la hanche et quelques déchirure un peu partout, on a récupéré mes affaires, j’ai remis mon pantalon déchirer à plusieurs endroit, ma lampe, mes chaussures, et je continuais à pleurer.
Le porion m’a fait aller mes membres, je n’avais rien de casser, mais je ne pouvais prononcer un mot, je continuais à pleurer.
Le porion voyait que je n’allais pas me remettre, a fait un billet et j’allais remonter, je ne pouvais continuer le poste.
Pas un mot d’encouragement, petit a petit et seul je pouvais mettre un pied devant l’autre, et je suis repartit, doucement je ne pouvais me calmer, j’avais eu très peur.
Je suis remonter, ont ma demander en cours de route ce que j’avais, je ne pouvais sortir aucun mot.
Je me suis laver, et rentrer chez moi, ont savait que, quand quelqu’un remontait avant l’heure c’était qu’il était arriver quelque chose.
Ma mère me voyant arriver, et toujours en pleurs, mais rassurer de me voir sur mes jambes me dit, assied toi.
Ma mère était une petite femme, et pour faciliter son travail on lui avait fabriqué une chaise dont on avait coupé les pieds, pour qu’elle puisse avoir les pieds par terre quand elle était assise.
Est cette chaise était derrière moi, je me suis assis dessus et croyant qu’il n’y avait rien je suis parti à la renverse, ça n’allait pas arranger mes douleurs, mais les éclats de rire malgré mon malheur, a d’un seul coup détendu l’atmosphère.
Je n’avais pas besoin de ça, mais j’ai pu parler et raconter mon histoire, et montrer ma hanche, et toutes mes égratignures tout au long de mon corps, ça me brûlait de partout.
Ma mère a pu arranger tout ça par-ci par la, j’aurais du passer à l’infirmerie mais trop presser de rentrer chez moi.
Le lendemain je suis retourner au travail, comme si de rien n’était, on ma regarder comme une bette curieuse, je me demandais pourquoi ?
Le bruit avait couru que j’avais été recouvert, et que l’on m’avait conduit à l’hôpital sur une civière ?
J’ai compris pourquoi on me regardait avec étonnement.
Je suis rester à ce poste de porteur de bois, longtemps, je n’avais gardé aucune peur, c’est comme cela au fond de la mine, il faut reprendre assez vite pour surmonter sa peur.
Un événement allait changer mon séjour au fond.

A suivre : la chance


medium_étançon.JPG

On peut voir sur cette photo les partits métalliques ,qui ont remplacé le souténnement en bois

10:51 Publié dans la mine | Lien permanent | Commentaires (5)

06/04/2007

suite

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Pendant au moins une quinzaine de jour, j’ai été avec mon « racommodeux »
En passant au porion avant de descendre et prendre les consignes, il n’était plus nécessaire de faire la queue, bien qu’au début, le porion me regardait avec des yeux interrogatifs du genre « ta pas intérêts a arcomminché » tu n'as pas intérêts à recommencer.
J’ai reçu cette formation de base très intéressante, car tous les métiers y ont passés, boiseur, réparer les tuyaux d’air comprimer, installer des buses d’aération, réparer le tapis roulant.
On était en quelques sortes les hommes de confiance du porion, Joseph surtout, moi je restais le galibot qui avait beaucoup à apprendre.
Ce qui me plaisait en Joseph, c’est qu’un jour, le porion a voulu m’envoyer seul chercher un matériel dont il avait besoin, dans un autre quartier.
Joseph s’y est opposer fermement, en disant, « nan ! ech’tio y reste avec mi » « non le petit reste avec moi », le porion avait beau insister, Joseph ne voulait pas et malgré l’insistance du porion.
J’étais un peu rassurer de trouver en lui une protection réconfortante, ce qui n’était pas du goût du porion, je n’entrerais pas dan son estime c’est sur ?
Un jour je n’ai plus vu mon compagnon, on ne me donna pas non plus de nouvelle de lui, était-il malade ?
J’ai attendu en vain et presque le dernier à être caser, ce n’était pas facile d’être à nouveau seul, j’avais perdu mon protecteur.
Un autre porion vint me chercher, il me dit, tu va être garde moteur, tu va aller avec Paul il te montrera l’endroit, avant, tu iras à la lampisterie, chercher une caisse de lampes, tu seras porteur de lampes, il me pointa et je suis partit avec mon guide, un peu plus âgées que moi.
J’ai pris cette caisse de 3 lampes a flamme, lourde, Paul m’en pris une pour me décharger.
Le garde moteur, était en fait une surveillance du tapis roulant, il y avait une intersection de deux galeries, un changement de direction et le tapis roulant qui transportait le charbon vers les trémies se déversait sur un autre tapis.
Paul m’expliqua ce travail de surveillance, si le tapis s’arrêtait, il fallait arrêter l’autre pour ne pas surcharger le tapis a l’arrêt, et redémarrer quand le tapis se remettait en marche, ensuite nettoyer, les abords qui de temps en temps débordaient.
La caisse de lampes, fallait la mettre bien en place pour éviter les coups car au moindre choc elle pouvait s’éteindre.
De temps en temps, un chef de poste venait m’en chercher une de remplacement, mais jamais je n’ai eu l’occasion de remonter et d’aller chercher une autre caisse.
Il y avait beaucoup de poussière a cet endroit, et on avait mis en place de la toile de jute tout autour de l’endroit ou se déversait le charbon, il fallait arroser ses sacs pour que la poussière se colle dessus, pas trop pour ne pas faire patiner le tapis.
Il fallait savoir doser, il y avait le porion qui lui rouspétait si on en mettait trop.
Ce travail n’était pas très intéressant, je n’avais toujours pas de montre, le temps me paraissait long.
Les lampes électriques qu'on avait n’étaient pas des lampes qu’on accrochait à la barrette, il y avait que les porions, chef porion, et ingénieur qui en avait, c’était très pratique on pouvait les voir arriver, nous on avait que des lampes électriques a main avec un crochet, par la suite, toute la fosse a été munie de lampes a barrette avec accus.
A la lampisterie, on prenait sa lampe au râtelier, il n’y avait plus personne pour la donner, il fallait y mettre son jeton et prendre sa lampe.
La lampe a flamme a toujours existé.
De temps en temps je cherchais mon vieux joseph, j’allais voir à l’endroit ou il se lavait et rien personne ne ma jamais donner de ses nouvelles, je ne l’ai plus jamais revue.
Quand je posais la question, on me répondait, sait pas.
Je suis rester assez longtemps a ce poste qui ne me plaisait pas, mais on avait pas le choix, heureusement, le passage au centre d’apprentissage faisait une coupure, des fois quand ont revenait ont changeait de place.
C’est ce qui est arriver,
A mon retour, je n’avais plus cette place de garde moteur, et je m’en plaignais pas, d’autre se réjouissait d’avoir ça, c’était pas fatigant, moi j’aimais plutôt le contact, et la diversité.
J’allais être le porteur de bois.
Cela consistait à aller chercher les bois de soutènement, qui était entreposé à l’entré du quartier, sur chaque truc(1), il y avait le nom du porion, il fallait les dégager de la voie principale, car la circulation des berlines de charbon allaient démarrer.
On poussait, les trucs charger de bois et de billettes(2) a l’écart de la voie principale, ensuite fallait les acheminer vers les tailles (3)
Ont était à deux pour faire ce travail, le porion avait une entière confiance en nous et bien souvent ont descendait les premiers pour pouvoir trier les trucs et rangers le matériel.
Porion : contremaître
Truc : petit wagonnet, qui servait à transporter le matériel.
Billette : c’était des bois de deux mètres couper en deux dans le sens de la longueur, la partie plate se collait au toit, la partie arrondies en dessous pour pouvoir y mettre les bois de soutènement
Tailles : c’est la que l’on abattait le charbon, les mineurs étaient disposé tout au long de cette taille, chacun avait sa longueur de charbon à extraire. C’était la que l’on devait y porter les bois sur le tapis roulant, le mineur avait besoin pour sa sécurité, après avoir enlever le charbon, de boiser.

A suivre, ma deuxième grande peur

medium_lka_taille_du_bois.JPG

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04/04/2007

Suite de ma première journée au fond

medium_golabot.2.JPG


En cours de route, il a fallu prendre deux bois, je me demandais pourquoi deux bois, alors qu’il fallait en réparer qu’un, j’avais entendu le porion expliqué a Joseph, le remplacement d’un bois de soutènement cassé.
Il y avait une technique pour transporter les bois, on ne pouvait les porter, la hauteur de la galerie , ne le permettait pas.
Il sortait une corde de sa musette, fit un nœud coulant autour du bois et me la tendit « toi tirer » et lui avec sa hache la planta fortement dans le bois, ça lui faisait une poignée.
Et tous les deux en tirant sur notre charge, nous continuons notre route, pour atteindre l’endroit de notre travail.
En effet, le bois cassé présentait un danger d’éboulement, un peu de repos nous fit du bien, il avait des difficultés à respirer, comme tous les vieux, il avait de la silicose, et je revoyais mon père, et ses difficultés à respirer.
Il organisa le lieu, pris ma lampe l’accrocha a l’opposé de la sienne, pour que le chantier fut éclairer du mieux, la musette aussi devait être accrocher à un endroit non accessible aux souris, sous peine de la retrouver les tartines percer d’un joli trou,travail de la souris.
Il m’explique, « toi dégager bois cassé, derrière » et lui commence à mesurer, le mineur n’avait jamais de mètre, et les mesures qu’il employait était, le pic, la longueur de son coude a la main, « une coudée » sa main, son poing fermer avec le pouce ouvert « une poignée de pouces », ou ses doigts.
Pendant qu’il scia le bois a longueur et d’y faire une gorge a la hache, je dégageais le bois cassé, j’enlevais « les queues(1 )», les cailloux, et tout ce qui pouvaient gêner.
Lui pendant ce temps avait coupé à longueur le bois qui allait servir de soutènement provisoire, il le cala en dessous de la bille du toit, frappa de grand coup a l’aide de son pic.
On pouvait maintenant enlever, le bois cassé , j’avais fini d’enlever tout ce qui avait autour.
Comme par habitude, il sortit de sa poche un gousset dans lequel il y avait sa montre, et me dit « nous manger »il était l’heure du briquet.
On s’installa tous les deux cotes à cotes assis sur le bois, et chacun nous sortions notre précieux repas, il n’y avait pas de point d’eau pour se laver les mains, et il fallait protéger les tartines avec la mallette pour éviter que nos mains sale touche le pain, c’est comme ça au fond, et ça allait être toujours comme ça, car des points d’eau au fond ça n’existait pas.
Mes copines les souris étaient la et attendaient, mon compagnon leur jetait des petits morceaux de pain, j’en fit tout autant et m’amusait à les regarder venir et repartir vivement avec le petit bout de pain qu’on leur jetait.
Il fallait maintenant enlever le bois cassé, « la bille(2) » du toit était maintenu, je comprenais pourquoi il fallait deux bois ? , Avec sa scie il se mit à scier avec précaution le bois cassé, en surveillant, l’opération était délicate, car même le bois cassé pouvait encore soutenir assez bien.
Au fond la plupart des bois étaient en sapin, c’était un bois qui ‘parlait’ disait le mineur, il avait la particularité de craquer petit a petit et de prévenir.
Par moment et pour reprendre sa respiration il arrêtait, mais il ne m’aurait pas donné cette tache à faire, je comprenais qu’il préférait s’en assurer lui-même.
L’opération touchait à sa fin, il y avait quelques cailloux qui tombèrent du toit, mais le bois provisoire faisait son effet de remplacement.
On enleva le bois qui maintenant était en deux morceaux, il repris la mesure avec ses outils, coupa à longueur et avec sa hache pouvait tailler en biseaux, pour que celui ci entre bien a la place de l’autre.
Je remis derrière, les queues, et les cailloux, ça s’appelait le troussage, dernière opération pour terminer le travail, enlever le bois provisoire.
Je voyais à son regard, que Joseph était satisfait, comme un maçon au pied de son mur, quelques coups de pics, coté masse, par-ci par la pour s’assurer que tout cela sonnait bien, il savait au son qu’il entendait que c’était bien serrer.
Il regarda sa montre, on pouvait se reposer, pas trop longtemps car l’heure du retour était proche.
Le bois cassé pouvait être débiter en « racourche(3) »on avait le droit de le rapporter à la maison, pas plus de deux par musette, le bois était couper en petite longueur de 25 cm qui allait servir de petit bois pour allumer le feu.
Joseph avait de très bons outils, sa scie coupait à merveille, et sa hache qu’il aiguisait avec une pierre spéciale qu’il lubrifiait avec son crachat.
Je n’avais pas eu beaucoup de parole, mais je comprenais à ses gestes ce qu’il allait faire,
Apres un rajustement de nos habits, nous pouvons reprendre la route du retour, un peu moins charger.
On repris le même chemin jusqu'à l’endroit ou il m’avait laissé, pourvu qu’il ne fasse pas la même opération à me laisser-la.
Mais non, on continuait, a un moment il s’arrêta, et cacha ses outils dans la paroi derrière les cailloux, par un repère, il allait les retrouver le lendemain.
Il y avait dans chaque quartier, des coffres ou il pouvait y entreposer les outils, mais sans doutes trop loin de notre route du retour, et Joseph préférait les retrouver lui-même, ne sachant pas a quel endroit il allait être le lendemain.
On approchait de l’accrochage, et comme pour la descente, il fallait faire la queue pour remonter, et la même opération de comptages du porion de service.
Aussi serrer dans la cage, mais la, la main était libre, la lumière du jour aveuglante et la chaleur du jour me fit un bien énorme.
J’avais fait ma première journée au fond, je me laissais tomber sur le banc du lavabo, tout le monde s’affairait autour de moi pour aller se laver, je fumais ma cigarette, elle avait un bon goût comme celui d’être la, j’avais besoins de décompresser, après tout ce que j’avais vécu.

A suivre la routine.

(1) queue : une branche d’arbre d’un diamètre de 5 cm environ, et d’une longueur de 1,20 mètres, et droite.
(2) bille : le bois de toit, il arrivait parfois que cette bille ait cassé aussi et il fallait la remplacer, l’opération était plus délicate.
(3) racourche : on appelait cela aussi « cale à marmite » a pouvait débiter le bois cassé en morceaux de 25 cm environ, qui allait par la suite être cassée en petits morceaux et servir de bois pour allumer le feu, si on avait le droit de débiter les bois cassés, il était interdit de débiter des bois neufs, sous peine de fortes amendes, le feu devait être rallumé tous les jours, la mauvaise qualité du charbon en était la cause.>
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medium_chantier1.JPG

14:41 Publié dans la mine | Lien permanent | Commentaires (3)

03/04/2007

ma première journée au fond

J’ai eu dans ma vie, 3 fois peur, mais peur, pas de celle que l’on sursaute, non une vraie peur.
Et cette peur je l’ai eu au fond.
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ma première journée au fond

La cage venait d’arriver, et le porion de service commençait à compter, ça va j’étais dans la même cage que mon vieux,
On était très serrer, la prochaine fois je ne laisserais pas mes mains dans les poches, en effets une fois dans la cage il est impossible de bouger, on est tellement serrer ! et c’est toujours a ce moment que tu as le nez qui te gratte et tu peux pas l’atteindre.
La cage fait un pas plus haut, pour laisser monter les 25 autres ouvriers, dans le deuxième étage.
On referme les portes, et voilà que la cage descend, d’un seul coup et tu as l’impression que ton cœur reste a l’étage que tu viens de quitter.
Et tout défile, ça ralentit, pour arriver à moins 480 mètres, nous arrivons à ce que l'on appelle l’accrochage, tout est clair, moi qui croyais voir le noir, il y a des néons et la galerie est très grande, les murs sont tout blanc, pour l’instant ma lampe ne sert à rien.
Dés la porte de la cage ouverte, les ouvriers sortent, on se desserre, je surveille mon Joseph, qui lui n’a pas l’air de se soucier de moi, il avance, je le suis, de temps en temps il parle avec un autre ouvrier.
Plus on avance plus les ouvriers se séparent et vont dans des directions différentes, il faut que j’allume ma lampe il fait noir, elle n'éclaire pas beaucoup, à peine a un mètre cinquante.
Je me retrouve maintenant à suivre de près, mon Joseph.
Je sentais le fort courant d’air qui venait du trou par lequel j’étais descendu, c’était le puits d’arriver d’air.
Les galeries que nous empruntons sont plus petites et parfois il faut se baisser pour ne pas se cogner la tête sur les bois de soutènement.
On passe des portes, que je ne pourrais ouvrir seul, il faut mettre le pied sur le mur est tirer de toutes ses forces pour la décoller, c’est des portes pour empêcher l’air de prendre le plus court chemin celui d’aller de suite vers le puits de retour d’air, plutôt que d’aller aérer les autres galeries.
J’essaye de me repérer, de regarder ou l’on passe.
On arrive à une intersection de galerie, mon Joseph a un temps d’arrêt, puis il continue dans une galerie, un peu plus petite il faut marcher courbé.
Joseph me parle, il me dit en petite phrase, une sorte de petit nègre, ses quelques mots.
« Toi rester ici, toi attendre moi, toi pas bouger de la, d’accord ? »
Et il s’en va, je le vois disparaître avec sa lampe qui balance accrocher à la ceinture, me voilà seul.
Ma lampe éclaire à peine a 1 mètre cinquante, je m’assoie à même le sol, mes yeux commencent à s’habituer à la pénombre, je n’ose m’aventurer plus loin,
Des craquements se font entendre, ça craque toujours au fond, des fois des cailloux tombes du toit, quand je bouge ma lampe je crois voir des hombres.
Je n’ai pas de montre, je ne sais pas quelle heure il est, j’attends.
De temps en temps je crois apercevoir quelques choses qui bouge, moi je ne bouge pas, et je voie des petites souris, qui courent dans tous les sens, on me l’avait dit qu’il y avait des souris et elles ne me font pas peur, bien au contraire, ont m’avait expliqué que les souris si elles sont la, c’est bon signe, l’air est respirable, il n’y a pas de gaz, si non elles étaient partit déjà depuis longtemps, j’essaye de me rassurer.
Le temps passe, je ne sais pas combien, toujours ses craquements qui sont sinistres, je ne bouge plus ma lampe elle est poser à même le sol, si je la bouge, je vois des ombres.
Combien de temps il est partit, qu’est ce qu’il est partit faire ?
Et s’il m’avait oublié ?
Les minutes deviennent des heures, et le temps passe, et je me questionne, et je me rassure, de toute façon au jour ils verront bien que ma lampe ne soit pas la et que mon jeton est encore accrocher, ils viendront à ma recherche.
Et si Joseph avait un malaise, et que lui personne ne pourrait l’aider, plus ça avance plus je sens la panique me prendre, et je me parle.
Marcel il faut que tu prennes une décision, je pense que ça fait plusieurs heures qu’il est partit, je sens la sueur sur mon front, puis aussi dans le dos, vais-je retrouver ma route.
Encore un moment à scruter le noir de la galerie, et d’espérer voir sa lampe, mais rien.
Je pars, il faut faire quelques chose, la c’est sur il ma abandonner.
Je suis le chemin que je crois reconnaître, et je pense, faut que je parte face au vent la ou vient l’air, comme cela je retrouverais le puits d’arriver d’air, me voilà partit.
De temps en temps je m’arête, et crois reconnaître les endroits ou nous avons passé.
Au loin une lampe, mais pas celle de Joseph, non la c’est une lampe comme seul les porions ont, une lampe a barrette, ça me rassure ; en arrivant sur moi, le porion me dévisage de haut en bas avec sa lampe, et la, il me dit, « que fais tu la ? Et ton vieux? »
Je lui explique, il est partit ça fait plusieurs heures et il n’est toujours pas revenu !
« Comment ça plusieurs heures, ça fait à peine une heure que le poste à commencer, il est partit chercher ses outils, tu va repartir à l’endroit ou il t'a dit de l’attendre, et tu attends ».
Je me retourne, et je reçois le magistral coup de pied au cul, qui me fait faire un bon en avant, je ne traîne pas car les jurons qui suivent ne sont pas plus rassurant, le porion visiblement n’en revient pas de me voir-la.
Je retourne à l’endroit ou Joseph m’avait laissé, et de loin je vois une lampe, c’est la sienne
« Pourquoi toi parti, moi dit attendre ». il n’était pas en colère comme le porion et visiblement lui avait eu aussi peur que moi, je pense.
Je ne réponds pas c’est inutile mais de toute façon, la joie que j’avais en moi de le revoir me comblait, même le deuxième coup de pied ne m'a pas fait mal, et ses paroles en polonais n’avait rien de méchant.
Il avait ses outils, sa hache, sa scie, son pic ,et la pelle qu’il me donna à porter.
Avant d’arriver au poste de travail, la ou il fallait réparer le bois de soutènement cassé, on avait encore du chemin à faire.
Cette aventure, je ne l’ai jamais raconté à personne, et ma mère n’a jamais su
Je n’avais que 15 ans !
A suivre …………….

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02/04/2007

Demain tu descends !


On s’y attend, mais quand on l’apprend ça fait un choc.
J’étais de l’après midi, (de 14 h a 22 h) le surveillent me dit, tu vas aller chercher au magasin ta barrette (casque de mineur ) car demain, tu es du matin,(6 h a 14 h ) tu te présenteras à la lampisterie chercher ta lampe.
Tu te présentera à la lampisterie pour 6 h 00, il faut que tu y va avant pour être prêt à descendre.
Je suis aller au magasin, rien n’est donné gratuit a la mine, la barrette me sera retenue sur ma paye.
Le poste de cette après midi, au triage, n’en finissait plus, je pensais à cette journée et comment allait-elle se dérouler, j’avais hâte de l’annoncer à ma mère, et je savais que ma nuit n’allait pas être longue, il fallait que je me lève à 5 h 00.
Il était 22 h 00,tout s’arrêta, comme d’habitude, je savais que je n’avais pas beaucoup de temps à perdre, et me précipita au lavabo me laver, regagner la maison, ma mère comme a son habitude était la, à m’attendre.
A peine arriver, je lui annonce la nouvelle.
Maman, demain je suis du matin et je descends, le silence pour ne pas me montrer son inquiétude, envahie quelque peu la maison, il n’y a pas eu d’autre parole.
Le sommeil a eu quelque difficulté à être trouver, et je pensais surtout comment ça aller se présenter, inutile de dire à ma mère a quelle heure il fallait me réveiller, elle avait tellement l’habitude, avec mes autres frères, qui, bien avant moi avait eu ce moment à passer.
Une main se posa sur mon épaule, c’était celle de ma mère, il était 5 heures.
Me voilà debout, la cuisine ou l’on prenait le petit déjeuner, était chaude, le feu avait déjà répandu sa chaleur, le café fumant dans le bol et les tartines sur le coté.
Ce n’était pas la peine de dire a ma mère ce dont j’avais besoin, mon briquet ( casse croûte ) était prêt dans sa mallette, quatre tartines beurrées dont deux de confitures, et un fruit, une orange, le bidon d’eau et de café.
Sur la chaise, mes bleus dans sa serviette nouée au quatre coin
Par la suite, je me suis souvent demandé comment faisait ma mère pour être toujours debout.
L’entrée de la fosse n’était pas loin, passage au lavabo, pour revêtir ma tenue, et me voilà arriver à la lampisterie,
On m’avait donné un jeton, mon numéro était imprimer, 257,avec toutes les recommandations et l’importance de ce jeton.
C’était un rond de métal, avec un trou pour d’une part l’accrocher à la place de la lampe, et pour pas le perdre l’accrocher sur soi par un petit lacet,quand on avait rendu la lampe .
Si, il y avait un jeton de rester accrocher à la place de la lampe, c’est que l’on était au fond, en cas d’accident on savait celui qui était rester à fond d’un rapide coup d’œil.
Numéro 257, que je demandais, on me donna ma lampe je donnais le jeton, une lampe électrique que l’on accrochait à la ceinture, on n'avait pas encore de lampe à mettre à la barrette.
Je me présentais au porion, grande salle, avec des barrières, sorte de couloir, a chaque bout il y avait un pupitre, et un porion qui d’une part pointait son personnel, et donnait les directives.
Il fallait attendre, que le porion appelle celui dont il avait besoin.
J’attendais.
Vient ichi ti (vient ici toi ) que me dicta un porion, je m’avançais vers lui, me demanda mon numéro, l’inscrivit sur le registre, et me dit en bon patois.
Té va aller avec ech’vieux Joseph,
Joseph était un ancien mineur polonais en fin de carrière, il avait pris les consignes auprès du porion, c’était un « racommodeux »
Le raccommodeur, avait pour mission d’aller entretenir et réparer les bois de soutènement cassé, dans les galeries qu’il fallait maintenir en état, pour la circulation de l’air.
Souvent ses galeries étaient fort retirer, il fallait marcher longtemps pour arriver à cette endroit.
Je suivais, comme un petit chien, mon vieux, qui ne m’avait toujours pas adresser la parole, mais dont j’avais incrusté sa physionomie.
Avant de descendre, il y avait un contrôleur de lampe, celui ci regardait ma lampe, si elle était bien verrouiller, il fallait la faire tourner d’un quart de tour pour l’allumer, j’avais remarqué que tous les mineurs accrochait leur lampe a la ceinture.
J’en fit autant, hélas ma ceinture était en élastique et le poids de la lampe, la faisait descendre jusque par terre, demain il va falloir que je me procure une ceinture en cuir.
Ont attendait la cage, un porion comptait les hommes, qui entrait dans la cage a deux étages, 25 par étages, je regardais, j’observais tout ce que les autres faisaient, et surtout de ne pas perdre mon vieux qui lui, n’avait pas l’air de se soucier de moi et je me demandais s’il savait que j’étais avec lui.
Pourvu que je monte dans la cage, en même temps que lui ?
.
.A suivre, pour ma première journée au fond et…. la peur de ma vie.

medium_pointage.JPG

salle du pointage , la ou le porion pointe son personnel

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